L’impudeur du désespoir

Skriber | Musique

En écho à William Sheller et à sa chanson Je veux être un homme heureux parue en 1991, on s’interroge sur les réelles ambitions de Thomas Louise pour lui-même. L’être à son tour, ou l’éviter de crainte que sa source d’inspiration se tarisse ? “Cette question est géniale. Moi, je veux être heureux. Et j’ai la chance de l’être déjà. J’en suis revenu de cette image de l’artiste qui crée dans le mal-être et la dépression. Cette espèce d’artiste maudit.”

Dans l’histoire de Thomas Louise, ce grain de rien qui finit par tisser la trame de sa propre évidence. L’une de celles qui sort des Écrans radar pour être ressentie pleinement. “Je me suis rendu compte que pour faire des chansons, il fallait juste travailler. Se mettre devant son piano après que j’ai déposé mon fils à l’école le matin. Et écrire, travailler comme le boulanger. J’aime cette perspective, ça me structure beaucoup. Alors oui, une fois que j’y suis, c’est vrai que je ne parle pas de choses très heureuses. J’écris pour parler de celles que j’ai vécues, que je fantasme. Pour m’inventer une vie aussi, mais seulement dans mes chansons.”

Merci pour ce portrait et ta plume Florian !

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